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 Vivre aux portes de la fin [Cet]

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Joyce JenkinsMoroï Depressive
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Messages : 2
Date d'inscription : 22/11/2016
MessageSujet: Vivre aux portes de la fin [Cet]   Mer 23 Nov - 18:41


Depuis le premier jour, où j'ai repris conscience, dans cette fichue ville, j'ai ce besoin, de repartir d'où je viens, et aujourd'hui, ce besoin est plus présent que jamais, je ne pourrais pas rester de manière éternelle ici, j'ai compris que je n'avais pas ma place dans ces villes, que les gens me regardaient comme un monstre de foire, comme si je n'étais pas des leurs.. Pourtant, je ne suis qu'une moroï, comme n'importe qui d'autre venant de ce monde, à la différence que je suis une moroï accablée par la tristesse, une moroï, que ne sait plus quoi faire, pour sortir la tête de l'eau, une moroï perdue, qui n'a plus aucun repère dans cette ville, parce que l'on a décidé pour elle, qu'elle serait mieux ici.. Non, je ne suis pas un monstre, je suis juste une étrangère, qui essaie, qui tente par tous les moyens, de trouver ces marques, mais qui ne fait que chuter un peu plus dans la pénombre.. Toujours plus, comme si rien ne pouvait la retenir, comme si rien ne valait le coup de vivre.. Qu'est-ce qui valait le coup de vivre, lorsque l'on a perdu tous les êtres qui nous sont chers ? Rien, rien du tout..

Un frisson me parcourt, comme à chaque fois que je quitte mon lieu de repère, mon taudis.. Je n'ai plus la sécurité qu'il m'apporte, et d'une manière où d'une autre, à chaque fois que je passe cette porte, mon corps en a conscience.. Je lutte contre l'envie de faire demi-tour, et poursuis mon chemin.. Je ne peux pas rester enfermée, ce n'est pas ainsi que je montrerais à cette population que je vaux mieux qu'eux, il faut que je me batte, pour montrer que je suis normale, que je suis leurs égale, et qu'ils ne peuvent pas me traiter comme une moins que rien, que derrière mon apparence, j'ai un cœur qui bat, que je suis vivante, un déché, mais vivante. J'en profite pour visiter la ville, ce n'est que comme ça, que je parviendrais à prendre mes marques, en supposant que je parvienne à rester assez longtemps ici, pour prendre des marques, mais de toute façon, l'argent ne tombe pas des toits, et pour l'instant, je suis loin d'en avoir assez pour me payer un billet d'avion, et repartir de là où je viens, alors je n'ai d'autre choix, je dois me contenter de cette ville, à défaut de pouvoir espérer plus..

C'est le parc que je visite, aujourd'hui, j'ignore pourquoi j'ai attendu la nuit, pour faire cela, s'en doute parce que je suis déjà bien assez faible, face à mon manque de fer, et de vitamine, je n'ai pas, en plus de cela, besoin que le soleil m'affaiblisse encore plus. C'est bête, parce qu'une personne, comme moi, qui craint de sortir de chez elle, de ne plus être en sécurité, devrait détester sortir la nuit, alors que les vrais monstres rodent partout, c'est le cas, d'ailleurs, mais je ne veux pas me laisser vaincre par mes peurs, je veux les surpasser.. Je passe près du parc pour enfant, des jeux, des petits amusements sont présents, un tourniquet, une balançoire, des toboggans, et je ne peux m'empêcher de rester fixer devant celui-ci, des souvenirs revenant à mon esprit.. Cela me rappelle toutes ces fois, où nous étions sortis ensemble, alors que nous étions encore que de petites filles, avec Julie, et Judy, le parc était juste en face de la maison, de manière à ce que nous pouvions nous y rendre lorsque nous en avions envie, nous venions souvent jouer ici, c'était notre coin à nous, avant, lorsque nous n'avions pas tous ces problèmes..

Je me surprends à pousser la porte, et venir m'installer sur la balançoire, sans pour autant me balancer, je suis juste trop nostalgique pour repartir tout de suite, je veux me remémorer ces souvenirs, encore quelques instants. D'un seul coup, je suis poussée à une vitesse folle, et en lâche les cordes de la balançoire, sous le choc, ce qui me fait atterrir quelques mètres plus loin, la tête la première dans les cailloux.. Je ne ressens aucune douleur, depuis que je suis sorti du comment, je me sens juste vide, comme si, même la pire des douleurs, n'avait plus aucune emprise sur moi. Je ne relève même pas la tête, au vu de la vitesse du choc, il ne peut s'agir que d'une personne qui m'a poussé, l'un de ces monstres, l'un de ces Strigoïs, je ne vois aucune autre explication.. D'autres chercheraient à se battre, mais ce n'est pas mon cas, je l'ai souvent dis, je ne fuirais pas la mort, lorsqu'elle s'offrira à moi, et c'est le cas aujourd'hui, et je ne compte pas démentir. « Adieu » Ce sera mon dernier mot, avant de quitter ce monde, je n'ai rien à dire, de toute façon, la seule certitude que j'ai, c'est que je serais bientôt en paix, et peut-être que je rejoindrais Sam..
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